CSA ZFE
Image d’illustration générée à l’aide de l’intelligence artificielle Dall-E d’OpenAI.

Pour la deuxième année consécutive, l’institut d’études CSA a publié les résultats de son sondage sur la compréhension et la perception des ZFE-m (zones à faibles émissions mobilité) par les Français. Les réponses, recueillies en janvier 2023 auprès de 10 000 personnes environ, révèlent une meilleure connaissance du sujet. En effet, 51 % des répondants « donnent la bonne définition » de la ZFE, soit 14 points de plus que l’année précédente. En revanche, « seuls 36 % ont su attribuer le bon Crit’Air à leur véhicule », toujours selon l’étude, en précisant qu’il s’agit quand même là d’une progression de 7 points.

Malgré tout, « 37 % déclarent avoir suffisamment d’informations sur les ZFE », indique encore l’institut d’études. Ce dernier a par ailleurs constaté que « plus la connaissance du dispositif augmente, plus l’opinion se durcit ». « Ce rejet se fait particulièrement fort chez les personnes dont au moins un véhicule est concerné, poursuit le CSA. 49 % d’entre elles y sont réfractaires, ce chiffre grimpant à 62 % chez les détenteurs de voitures Crit’Air 4, 5 ou non classées. » Avant de résumer : « In fine, 51 % des Français sont favorables aux ZFE. Soit une baisse de 6 points par rapport à 2022. »

17 % des Français dans les ZFE-m « auraient l’intention d’acheter un véhicule compatible »

CSA s’est aussi penché sur le cas, plus spécifique, des Français directement touchés par le déploiement d’une ZFE-m. Ainsi, il en ressort un chiffre un peu étonnant : parmi ces Français, 36 % continueraient à utiliser leur véhicule. Et ce « quitte à être verbalisés » (17 %) ou « parce qu’ils doutent de la mise en application de la ZFE dans les deux ans à venir » (20 %). « 33 % envisagent des solutions de mobilité partagée, détaille encore l’institut d’études. Dont 24 % qui utiliseraient les transports en commun et 9 % le covoiturage ou le partage de véhicule ». Et 17 % seulement « auraient l’intention d’acheter un véhicule compatible ». Toujours d’après le CSA, 20 % des Français concernés par les ZFE-m seraient prêts à se passer de voiture.

À noter que « 37 % des véhicules sont touchés par les ZFE ». « Un chiffre stable par rapport à 2022 (+ 1 point) », conclut le CSA. Qui ajoute : « Un tiers des personnes concernées par l’interdiction de circuler n’ont pas le budget pour acheter un véhicule, neuf ou d’occasion (36 %). Des difficultés de financement qui touchent encore plus les propriétaires de véhicules classés Crit’Air 4 et 5 et non classés (41 %). » Des chiffres qui pourraient expliquer la défiance envers les ZFE-m ?



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Intissar El Hajj Mohamed pour Floauto.com