À la faveur de la transition énergétique des flottes, la télématique s’est trouvé un nouvel intérêt : pour améliorer les comportements de conduite ou pour identifier les véhicules de la flotte susceptibles de basculer en électrique. C’est dans ce second objectif que Groupama Méditerranée souhaite équiper ses 460 véhicules en télématique. Lors de leur renouvellement, cet assureur, qui s’appuie sur plus de 250 sites dans le Sud de la France, mise de fait sur des Mégane et des 308 hybrides rechargeables, ainsi que sur des Mégane E-Tech électriques.

L’apport de la télématique…

« Avec la télématique, nous prévoyons de réaliser une analyse plus poussée des déplacements des collaborateurs pour savoir combien de kilomètres ils sont amenés à parcourir. Nous pourrons donc les orienter vers des modèles électriques lors de prochains renouvellements et organiser leurs solutions de recharge », anticipe Stéphane Santin, responsable des achats stratégiques et mobilité de cette caisse régionale de Groupama. Dans ce cadre, ce responsable n’envisage pas de recourir à un prestataire spécialisé. Il prévoit plutôt de mettre à profit la présence des boîtiers montés en usine dans ses véhicules, en demandant à Stellantis de les activer pour une durée de trois mois afin de récupérer les données qui l’intéressent.

… pour suivre la flotte

Chez Brand France, un spécialiste de la vente ou de la location de matériels pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics ou privés, la télématique est aussi à l’étude. Mais pour cette flotte de 235 véhicules, la finalité n’est pas l’intégration de modèles électriques. En effet, les boîtiers vont être installés dans les utilitaires, les véhicules de chantier et les véhicules de service, notamment pour mieux organiser les tournées et, par ricochet, contribuer à diminuer les consommations et les émissions. Le choix du prestataire était toujours à l’étude lors de l’écriture de ce dossier. « Il faudra une solution économique et qui puisse facilement s’interfacer avec le logiciel de flotte que j’emploie, en l’occurrence GAC Car Fleet », pointe Gérald Grizard, l’acheteur frais généraux de cette entreprise.

Au sein de Groupe Atlantic, fabricant français de chauffages, ventilations, climatisations et pompes à chaleur, Brieuc Moskowicz met en avant son nouveau logiciel de gestion de flotte, mis en service au cours du premier trimestre 2024. Responsable du service flotte automobile de l’entreprise depuis début 2023, ce dernier est à la tête d’un parc important de 900 véhicules dont 750 VP et 150 VU. Alors que le précédent outil était devenu obsolète, Brieuc Moskowicz a choisi de se tourner vers l’outil Phoenix Fleet Expert pour lui succéder.

Un outil pour simplifier la gestion…

« Avec ce logiciel, nous repartons d’une page blanche. Le projet et la finalité sont d’exploiter cet outil au minimum à 80 % de ses capacités », avance Brieuc Moskowicz. Et avec ce dispositif, ce responsable, et les deux gestionnaires de flotte avec lesquels il travaille, devraient se délester d’une partie des tâches à faible valeur ajoutée, comme le traitement des amendes encore effectué manuellement. « Je souhaite que ma boîte e-mails ne devienne plus qu’un accessoire, et que le maximum de tâches chronophages soient réalisées par le logiciel », prévoit Brieuc Moskowicz. Et en offrant une meilleure évaluation des offres des différents loueurs, mais aussi du TCO des véhicules du parc et des usages, cet outil devrait accompagner la bascule à l’électrique du Groupe Atlantic.

Chez Groupama Méditerranée, le logiciel de gestion de flotte a en revanche été développé en interne. « L’outil en place nous permet de comparer le coût total d’un véhicule en intégrant non seulement le loyer, mais aussi les remises constructeur, la fiscalité et les dépenses d’énergie, en fonction de la loi de roulage et du coût d’usage. Ce TCO peut aussi tenir compte des grilles de fluidité proposées par les loueurs », détaille Stéphane Santin.

… et réduire les coûts

Et les données obtenues à partir de cet outil sont aussi indispensables pour appuyer l’argumentaire nécessaire à la transition énergétique, tout particulièrement auprès des instances dirigeantes de l’assureur. « Nous devons montrer qu’il ne faut plus réfléchir uniquement par rapport à un loyer, mais par rapport à l’ensemble des coûts du véhicule, et qu’une e-308 électrique afiche un TCO à peu près aussi élevé qu’une 308 essence », illustre Stéphane Santin. Des démonstrations indispensables en 2024 pour mener à bien le verdissement des flottes.



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Frédéric Blin pour Floauto.com