Covoiturage bilan fraude

La plan covoiturage, lancé le 13 décembre 2022, « affiche un premier bilan positif avec 2,7 millions de trajets effectués en 2023 », a annoncé le gouvernement le 11 avril 2023. Pour mémoire, cette initiative, menée avec les plates-formes de covoiturage, récompense, sous certaines conditions bien précises (notamment un covoiturage régulier), les conducteurs qui se mettent au covoiturage de courte ou de longue distance.

Covoiturage : un succès…

La somme totale versée à chaque conducteur peut s’élever jusqu’à 100 euros. Une aide qui s’applique depuis le 1er janvier 2023. Selon le gouvernement, « le seuil du million de trajets sur un mois a été dépassé pour la première fois en mars 2023 » grâce à ces primes. « Soit deux fois plus qu’à la même période de l’année dernière », lit-on dans le communiqué. « Près de 80 000 conducteurs se sont nouvellement engagés dans le dispositif suite à la réalisation de leurs premiers trajets en covoiturage courte distance, poursuit le gouvernement. Les trajets de longue distance progressent également, avec 120 000 nouveaux conducteurs éligibles à la prime de 100 euros. »

Le gouvernement a aussi abordé un point évoqué récemment dans la presse : la fraude au covoiturage. « Une feuille de route renforcée de lutte contre la fraude a été présentée fin mars dans le cadre du registre de preuve de covoiturage, détaille le communiqué. Cette feuille de route, construite avec les collectivités incitant financièrement au covoiturage, doit permettre de prévenir et détecter plus efficacement les comportements de fraude. » C’est dans ce registre de preuve de covoiturage (RPC) que les opérateurs tels Blablacar, Karos ou Klaxit envoient leurs attestations de covoiturage. Et c’est avec ces données que le RPC alimente à son tour l’Observatoire national du covoiturage au quotidien, entité affiliée au ministère de la Transition écologique.

… qui n’a pas échappé aux fraudeurs

Un résumé de la feuille de route renforcée est d’ailleurs consultable ici, sur la page de l’Observatoire. « Le ministère des Transports fait de l’accompagnement des plates-formes de covoiturage dans la lutte contre la fraude une de ses priorités pour 2023, poursuit le gouvernement. D’importants investissements en matière de lutte contre les fraudes ont déjà été consentis par ces plates-formes, en particulier dans le cadre de la mise en œuvre des primes. » Comme le note l’Observatoire, la lutte contre la fraude était déjà un sujet dans la feuille de route 2022 du registre de preuve de covoiturage. Et d’énumérer : « Hausse des exigences des preuves au trajet, initiation d’un chantier sur les collisions inter opérateurs, audits réalisés en fin d’année chez les principaux opérateurs validant leur conformité aux exigences fixées par le RPC… »

L’élaboration de cette feuille de route renforcée semble faire suite à la publication d’une enquête dans le Journal d’Elbeuf, largement reprise dans les médias. En effet, dans cet article du 5 mars 2023, cet hebdomadaire local rapportait le détournement de l’application Klaxit par de faux covoitureurs, dans la Métropole de Rouen. Les fraudeurs, sans covoiturer, parvenaient ainsi à empocher plusieurs euros par semaine. Se référant aux chiffres de l’Observatoire, le journal rappelle que cette métropole se qualifie comme « le premier territoire de France pour le covoiturage » avec plus de 110 000 trajets réalisés en janvier 2023, contre 2 147 en janvier 2021.



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Intissar El Hajj Mohamed pour Floauto.com