Lors des dernières Rencontres Flotauto de Lyon, Peugeot aurait pu mettre en avant l’e-308 équipée du récent moteur électrique Emotors de 156 ch. Mais le constructeur a préféré la dernière version de la 308 SW break PHEV de 180 ch à 23 g (40 870 euros TTC). Judicieux car cette puissance était attendue par les entreprises, en complément de la 225 ch PHEV à 25 g, qui pouvait dissuader les responsables de parc avec son nombre de chevaux et son prix supérieur à finition équivalente.

Du côté de Renault, le récent SUV Austral misait pour sa part sur son full hybrid HEV de 200 ch (3-cyl. 1.2 turbo de 130 ch plus deux moteurs électriques). De quoi convaincre les professionnels qui ne veulent pas passer au PHEV, tout en cherchant des coûts d’usage serrés. Car c’est là son argument principal, avec une consommation WLTP mixte de 4,5 l/100 km peu éloignée de la réalité, soit un CO2 à 102 g et un prix à 40 000 euros TTC. Ce SUV compact était complété par la pionnière du genre en hybride, la Clio E-Tech de 160 ch, qui démarre à 23 600 euros TTC et 95 g.

Enfin, Renault ne néglige pas sa clientèle professionnelle à la recherche de TCO imbattables pour le segment des SUV compacts avec son Arkana. Basé sur la plate-forme de la Clio E-Tech, il en reprend intégralement la chaîne de traction HEV de 160 ch, pour 105 g et un tarif compétitif pour le segment : 33 000 euros TTC.

Cousin du Renault Austral, le Nissan Qashqai en partage la plate-forme mais pas les motorisations. Ainsi, la version montrée à Lyon fait appel à une motorisation full hybrid e-Power originale, avec un moteur électrique de 190 ch qui entraîne seul les roues avant ; le moteur thermique 1.5 turbo- essence sert uniquement de générateur. Son CO2 ressort à 117 g et son prix débute à 39 600 euros TTC.

… japonais, italien, allemand et chinois

En PHEV, il fallait aussi noter la présence d’Alfa Romeo avec son récent SUV compact Tonale en 280 ch et transmission intégrale, à 26 g. Pas forcément le plus judicieux en entreprise. Outre sa puissance, son prix de 52 600 euros TTC équivaut à celui d’un SUV électrique du premium allemand. Le premium allemand justement apporte la preuve de prix compétitifs avec le GLA 250e de Mercedes, exposé sur le parvis de La Sucrière. Ce SUV compact PHEV de 218 ch et 24 g débute à 54 100 euros TTC, soit 1 500 euros de plus que son concurrent italien.

Évoquons aussi le dernier modèle PHEV proposé sur les quais de Saône : le SUV compact Lynk & Co 1, fabriqué en Chine chez Geely, le propriétaire de Volvo, et dont le XC40 est le frère jumeau. Ici, il s’agit donc de la version PHEV de 261 ch et 27 g, à 44 500 euros TTC. Et le constructeur commercialise depuis peu une LLD.

Après ces modèles hybrides, tous les autres VP présentés étaient 100 % électriques. Débutons par les constructeurs généralistes avec Volkswagen qui mettait en avant son ID.3 Pro Performance profondément restylée à l’extérieur et à l’intérieur. Avec un positionnement prix revu à 42 990 euros TTC, avec le moteur de 204 ch et la batterie de 58 kWh.

Le véhicule électrique…

Sur cette plate-forme MEB, Skoda mise toujours sur l’Enyaq, ici en Coupé RS iV de 299 ch 4×4 et avec une batterie de 77 kWh, à 65 230 euros TTC. Pas forcément la plus recommandée en entreprise, mais de loin la plus séduisante. La gamme débute à 46 150 euros TTC en 180 ch et batterie de 58 kWh. Autre déclinaison de cette plate-forme : la Cupra Born, vue ici en finition VZ de 230 ch, avec un moteur électrique sur l’essieu arrière, avec toujours la batterie de 77 kWh. Comptez 44 600 euros TTC.

Volvo exposait pour sa part son Coupé C40 Recharge en version 4×4 de 408 ch, avec une batterie de 79 kWh. Une version « boostée » à 67 400 euros TTC, à laquelle on préférera la récente déclinaison en propulsion 4×2 de 252 ch et 79 kWh. En Extended Range (558 km d’autonomie au lieu de 472 km), le prix de ce 4×2 débute plus raisonnablement à 53 550 euros TTC. Volvo vient donc percuter directement Tesla qui misait sur son SUV Model Y dans sa version la moins chère (45 990 euros TTC), avec son unique moteur électrique de 299 ch sur le train arrière et sa batterie de 75 kWh.

… en force

Restons chez ces constructeurs dont la production est chinoise, un problème pour leur fiscalité en 2024, avec BYD. Le n °1 mondial de la voiture électrique exposait son SUV compact Atto 3. Sa puissance s’affiche à 204 ch et sa batterie à 60 kWh, pour 420 km d’autonomie, à 43 690 euros TTC.

Plus petite mais néanmoins redoutable, la chinoise Leapmotor T03 vient concurrencer la Dacia Spring dans ses dimensions à 3,62 m de long, comme dans sa puissance à 109 ch. Sa batterie de 41,3 kWh lui assure 280 km d’autonomie. Avec un prix lui aussi concurrentiel, à 25 990 euros TTC.

Quant à la Mini Cooper SE électrique mise en avant lors du salon, elle laissera la place en 2024 à la nouvelle génération, chinoise de par l’accord de fabrication avec Great Wall Motors, le temps que l’usine britannique prenne le relais en 2025. Pour l’heure, la Mini Cooper SE commercialisée pendant encore six mois est emmenée par un moteur électrique de 184 ch et débute à 37 400 euros TTC.

Le cousin BMW iX1 a pris les devants avec, depuis cet automne, une version eDrive20 à tout juste 46 900 euros TTC. Son moteur délivre 204 ch en traction avant, contre 272 ch en 4×4, et son autonomie pointe 430 km, avec la batterie de 64,7 kWh, contre 396 km pour l’eDrive30. Une bonne opération en direction des entreprises et des professionnels.

Des électrons premium

Restons dans le premium avec le récent Audi Q8 e-tron 55 montré à Lyon avec sa motorisation de 408 ch et sa batterie de 114 kWh, pour une autonomie de 582 km. Son prix débute à 98 800 euros TTC alors que sa version 50 de 340 ch et 95 kWh (491 km) démarre à 89 300 euros TTC.

Pas très éloigné en termes de qualité de présentation et de finition, le Nissan Ariya a défendu les couleurs du Japon avec ce grand SUV de 4,59 m de longueur, emmené ici par un seul moteur électrique de 242 ch. La batterie de 87 kWh confère 525 km d’autonomie. Son prix : 49 800 euros TTC.

Ford carbure aux électrons

Il fallait aussi noter la présence de Ford avec son nouveau SUV compact Explorer électrique, basé sur la plate-forme MEB de la Volkswagen ID.4 dont il reprend les motorisations. Pour l’heure, pas d’information supplémentaire, la commercialisation étant repoussée mi-2024. Ford était aussi venu avec son modèle phare, la Mustang Mach-E GT Extended Range de 487 ch, avec deux moteurs électriques et une batterie de 91 kWh, pour une autonomie de 490 km. Son prix : 81 990 euros TTC. Mais une version de 269 ch, en propulsion et avec 72,6 kWh de batterie pour 470 km d’autonomie, débute à 52 990 euros TTC, plus recommandable donc !



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Jean-Christophe Lefèvre pour Floauto.com