Lorsque Stéphane Lézénès s’est lancé comme taxi en 2005, il a choisi de s’équiper d’un Toyota Corolla Verso 7 places qu’il a alors trouvé dans une concession en Bretagne. Il a ensuite changé pour un Citroën Picasso 7 places acquis dans la concession Citroën locale. Son troisième véhicule, un Citroën C8, provenait de Troyes où une opportunité s’est présentée par l’intermédiaire de l’un de ses collègues. « Ce monospace est tombé en panne un dimanche soir en Normandie. La société d’assistance a pris en charge une nuit d’hôtel et le taxi, et j’ai revendu le véhicule en l’état à un marchand de biens. J’ai découvert qu’il était en vente à Lille pour 14 000 euros à 90 000 km, alors que je l’avais cédé à 220 000 km », relate Stéphane Lézénès.

De Toyota à Renault

Stéphane Lézénès a enchaîné rapidement avec un Renault Espace. Acheté dans un garage de la région où il a été entretenu depuis, ce véhicule affichait 85 000 km en 2016 lors de son acquisition, contre 360 000 aujourd’hui. Désormais, il sert de deuxième voiture dans le cadre du dispositif de la loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) de 1982. « En 2019, j’ai en effet acheté un Land Rover Discovery. J’ai été contacté à plusieurs reprises par la concession Jaguar Land Rover de Cesson-Sévigné, près de Rennes (35). L’un de mes amis leur a indiqué que je travaillais avec une clientèle haut de gamme et qu’un modèle premium pourrait m’intéresser. J’ai essayé un Jaguar F-Pace, mais comme la capacité du coffre ne suffisait pas, je me suis décidé pour le Land Rover », rappelle Stéphane Lézénès.

Stéphane Lézénès, artisan-taxi

« Jusqu’alors, j’avais financé mes voitures avec des crédits contractés auprès de ma banque. Pour équilibrer mon résultat, mon comptable m’a conseillé de passer en LOA et d’inscrire les loyers au titre de charges dans le bilan. Le crédit ne bénéficie pas du même dispositif comptable. J’ai négocié la LOA sur trois ans avec mon agence de la Banque Populaire de l’Ouest. Le premier loyer a été majoré pour abaisser les mensualités par la suite. En fin de contrat, l’option d’achat revenait à 1 % du prix d’achat », expose Stéphane Lézénès.

De Renault à Mazda

Lorsqu’il a acheté le Discovery et comme la concession est éloignée de plus de 70 km de sa zone d’activité, Stéphane Lézénès a convenu avec ses interlocuteurs de ne pas procéder à l’entretien dans leurs ateliers. « Je ne pouvais pas prendre une heure à l’aller, une heure au retour et perdre une demi-journée pour ces opérations. Mais à 116 000 km, j’ai eu un problème avec la chaîne de distribution. L’incident a eu lieu après la période de garantie des deux ans mais la chaîne de distribution est couverte au-delà de cette période. Comme l’entretien n’avait pas été fait dans leur garage, Jaguar Land Rover m’a assuré qu’il ne pouvait rien faire. Le véhicule est resté immobilisé quatre mois et j’ai dû débourser 4 000 euros pour les réparations. J’ai fait plusieurs concessions pour le revendre mais aucune ne voulait le racheter », détaille Stéphane Lézénès.

Fin 2022, au retour d’une course dans la Loire, Stéphane Lézénès a visité le garage Mazda de Cesson-Sévigné. Le concessionnaire lui a alors proposé de faire des essais. Stéphane Lézénès a alors opté pour le CX-5 avec un financement en LOA sur quatre ans. La reprise du Land Rover a permis de payer le premier loyer majoré. « En dix minutes, le problème était résolu. Je bénéficie de six ans de garantie ou 150 000 km. L’entretien est programmé tous les 20 000 km. Comme il est difficile de réaliser les différentes opérations à plus de 70 km de ma zone d’intervention, j’ai négocié la possibilité de faire l’entretien auprès du garage avec lequel je travaille depuis 2005 », complète Stéphane Lézénès.

La LLD en question

« À un moment ou un autre, j’aurais pu choisir de financer mon véhicule en LLD. Seulement, aucune concession n’a argumenté pour cette solution ou pour que je souscrive à leurs services. Le financement de la voiture assorti d’un contrat d’entretien me paraît une solution simple et efficace, mais personne ne me l’a proposé. Mes interlocuteurs n’étaient pas des spécialistes de la vente aux entreprises et aux professionnels. C’est peut-être l’explication », conclut Stéphane Lézénès.



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Éric Gibory pour Floauto.com