Thierry Calot est directeur de POP3P en charge de la gestion du parc roulant du groupe Saint-Gobain France.

« 2023 est pour nous l’année de la grande transition. Nous avons 55 véhicules électriques et 280 hybrides sur un total de 8 000 véhicules. Pour accélérer l’électrification, nous avons créé un logigramme sur notre outil en ligne d’interface conducteur. Grâce à une série de questions, nous pouvons connaître le profil de chaque conducteur et son électro-compatibilité.

Ainsi, si le conducteur parcourt plus de 40 000 km par an, il reste au diesel, sauf s’il doit se rendre au moins deux fois par mois dans une ZFE sans diesel. Dans ce…

Thierry Calot est directeur de POP3P en charge de la gestion du parc roulant du groupe Saint-Gobain France.

« 2023 est pour nous l’année de la grande transition. Nous avons 55 véhicules électriques et 280 hybrides sur un total de 8 000 véhicules. Pour accélérer l’électrification, nous avons créé un logigramme sur notre outil en ligne d’interface conducteur. Grâce à une série de questions, nous pouvons connaître le profil de chaque conducteur et son électro-compatibilité.

Ainsi, si le conducteur parcourt plus de 40 000 km par an, il reste au diesel, sauf s’il doit se rendre au moins deux fois par mois dans une ZFE sans diesel. Dans ce cas il passe à l’essence. Entre 30 000 et 40 000 km par an, nous lui attribuons un véhicule essence. En dessous, cela dépend de la fréquence des longs trajets et des possibilités de recharge. S’il ne dépasse les 200 km que trois jours par mois au maximum et qu’il est possible d’installer une borne à son domicile, nous lui attribuons automatiquement un véhicule électrique. S’il dépasse les 200 km au moins quatre jours par mois, le PHEV est adapté à condition qu’il puisse recharger chez lui ou sur site, pour les sédentaires.

« D’ici à trois ans, nous aurons plus de 30 % de VFE en parc » (Thierry Calot, Saint-Gobain)

Pour l’instant, nous avons donc mis la barre à 200 km, par prudence, car du fait de la taille du parc, nous ne pouvons pas nous permettre trop d’aléas. Nous avons divisé par deux les autonomies affichées par les constructeurs pour prendre en compte les trajets sur autoroute, et l’utilisation du chauffage ou de la climatisation, qui font baisser les autonomies. Mais j’espère pouvoir rapidement relever ce seuil. Nous estimons, grâce à cette analyse détaillée, pouvoir électrifier 25 % de nos véhicules. L’an prochain, nous dépasserons ainsi largement le quota de 20 % de véhicules à faibles émissions obligatoire lors des renouvellements. D’ici à trois ans, c’est-à-dire l’équivalent d’un renouvellement, nous aurons plus de 30 % de VFE en parc, contre environ 15 % fin 2024. »



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Cyrienne Clerc pour Floauto.com